JULES RACONTE SON PARCOURS AU SEIN DE LA FORMATION SÉCURITÉ INFORMATIQUE – CYBERSÉCURITÉ

Jules est actuellement en quatrième année à l’INSA Centre-Val de Loire au sein du département Sécurité Informatique – Cybersécurité (Promotion 2024-2027). Nous lui avons posé quelques questions sur son parcours.


<< Originaire de Nantes, j’ai passé mon bac au lycée Clémenceau. À l’époque, j’ai choisi les spécialités Mathématiques, Physique-Chimie et NSI (Numérique et Sciences Informatiques) en première. Je n’avais pas d’idée précise de ce que je voulais faire et j’ai pensé que c’était celles qui lui laissaient le plus de portes ouvertes pour mon avenir.

Initialement, je pensais poursuivre en terminale avec les spécialités Mathématiques et Physique-Chimie, mais la NSI m’a beaucoup plu et a fini par l’emporter sur la Physique-Chimie. C’est donc naturellement vers l’informatique que je me suis orienté en terminale. Au moment de remplir mes vœux sur Parcoursup, j’ai suivi les conseils de mes parents, qui me suggéraient de m’orienter vers des classes préparatoires ou directement vers des écoles d’ingénieurs. >>

Dans quelle entreprise fais-tu ton apprentissage et quelles sont tes missions ?

<< Je travaille à l’Université de Tours auprès du RSSI, le responsable de la sécurité informatique. Ma mission principale consiste à gérer le projet de mise en place de l’authentification multi-facteur (MFA) à l’université, dans un contexte humain parfois complexe. Je m’occupe d’organiser et de séquencer les tâches tout en prenant en compte les contraintes et les freins liés au projet.

J’assiste également mon maître d’apprentissage dans la sécurisation du SI. Concrètement, je “défriche” des notions ou des outils qui lui sont peu familiers, comme Cyberwatch (un scanner de vulnérabilités) ou certains protocoles, puis je lui restitue mes recherches et analyses.

Je réalise aussi du traitement d’incidents via l’EDR, un outil centralisant les événements de sécurité, et je fournis du support aux administrateurs dont certains outils ont été bloqués par l’EDR. Enfin, je collabore avec une collègue à la rédaction du corpus réglementaire, incluant par exemple la politique des mots de passe ou des postes nomades.

Mon rôle est central sur le projet MFA, tandis que je suis davantage en appui sur les autres projets. >>

Comment s’est passé ta sélection à l’INSA ?

<< J’ai rejoint l’INSA juste après le bac. N’ayant à l’époque aucun attrait pour les classes préparatoires, les écoles d’ingénieurs post-bac comme l’INSA représentaient le compromis idéal : des frais de scolarité raisonnables, une bonne réputation et surtout un cycle de prépa intégrée plus accessible qu’une CPGE, avec la certitude d’intégrer l’école ensuite. J’ai été admis à l’INSA via Parcoursup et je ne regrette absolument pas mon choix. Après mes 2 années de cycle prépa, j’ai postulé dans la filière apprentissage et j’ai été accepté. >>

De quel accompagnement de la part de l’INSA as-tu bénéficié lorsque tu as été admis dans la filière par apprentissage ?

<< L’INSA est clairement reconnue comme une formation réputée en cybersécurité. Certaines entreprises de la région nous envoient directement des offres d’alternance, que l’administration nous transmet ensuite. Contrairement aux offres que l’on trouve sur LinkedIn ou les sites des entreprises, les offres qu’on nous transmets sont souvent prioritaires, c’est d’ailleurs comme ça que j’ai trouvé mon alternance.

L’INSA propose également un accompagnement pour améliorer nos CV et lettres de motivation, et ils peuvent nous aider à préparer nos entretiens. >>

Comment se passe l’articulation entre tes périodes entreprises et tes périodes école ?

<< Les périodes en entreprise sont longues (minimum 1 mois), donc on a vraiment le temps de faire des choses, de pratiquer et de s’immerger dans le fonctionnement de l’entreprise. Ce n’est pas comme certaines alternances où on arrive à peine et il faut déjà repartir. À l’INSA, ce n’est pas le cas !

Côté cours, les périodes et les journées sont assez intenses : on voit presque autant de choses que les étudiants classiques, mais en deux fois moins de temps. Les examens sur une matière arrivent très vites, parfois à peine un mois après l’avoir commencé. Les professeurs sont tout de même et conscients de la charge de travail. Ils évitent autant que possible de nous donner trop de devoirs en dehors des cours pour que l’on se concentre sur nos révisions. Côté projets, la plupart du temps, on nous donne suffisamment de créneaux pour qu’on n’ait pas à les terminer chez nous. Globalement, les professeurs sont bienveillants et on se sent vraiment accompagné, on voit qu’ils veulent que l’on réussisse. >>

Quels sont, selon toi, les atouts de la formation ?

<< La formation est principalement axée sur la sécurité informatique, mais elle intègre également des enseignements en gestion d’entreprise, management et gestion de projet (économie, finance, organisation). Être ingénieur ne se résume pas à être un expert technique : les entreprises attendent de nous des compétences complémentaires, comme la capacité à gérer des projets, à travailler en équipe et à comprendre les enjeux économiques et organisationnels. Ces « humanités » constituent un véritable atout et nous démarquent d’autres écoles qui se concentrent uniquement sur la technique, en nous préparant à devenir des professionnels complets et polyvalents. >>

Peux-tu nous parler de ta vie sur le campus de Bourges ?

<< Bien que la ville de Bourges puisse sembler calme, la vie sur le campus est très dynamique. Il ne se passe pas une semaine sans qu’un événement organisé par le BDE ait lieu. Afterworks, sorties au lac ou grands jeux rassemblant à la fois élèves et professeurs, comme le Killer, sont fréquents et contredisent l’idée que je me faisais de Bourges. De plus, de nombreux partenariats avec les bars de la ville assurent des soirées animées, rendant la ville bien plus vivante que ce à quoi je m’attendais. >>

La fondation INSA propose une bourse double-logement, en as-tu bénéficié ?

<< La bourse double logement de la fondation INSA est basée sur les ressources de vos parents. Comme j’ai la chance de bénéficier encore d’une aide d’appoint de mes parents (ils payent un de mes deux loyers) malgré mon salaire, je n’étais donc pas pu bénéficier de cette aide. 

Il existe également l’aide mobili-jeune (une centaine d’euros) réservée aux alternants. Les entreprises privées cotisent obligatoirement mais c’est optionnel dans le public. Je ne bénéficie donc pas non plus de cette aide. >>

En quelques mots, que dirais-tu à un étudiant pour l’inciter à rejoindre la formation par apprentissage ? 

<< La formation Sécurité Informatique - Cybersécurité en apprentissage permet de mettre en pratique des notions qui peuvent sembler anecdotiques dans un cadre purement scolaire, ce qui donne du sens à ce que vous étudiez. Elle offre également une expérience professionnelle significative, et peut même déboucher directement sur un emploi à la fin du cursus, certaines entreprises recrutant leurs alternants après leur diplôme. Les salaires à la sortie de l’école sont souvent plus élevés. Enfin, être rémunéré pendant ses études permet de vivre de manière plus autonome et confortable, ce qui, pour ma part, m’a permis d’être quasiment indépendant financièrement 😉. >>