École de la nature et du paysage

L’apprentissage du projet s’acquiert grâce à la synthèse de tous les enseignements techniques, scientifiques et plastiques. Cette démarche se nourrit et s’enrichit tout au long des cinq années de formation par des confrontations à des problématiques de plus en plus complexes couvrant des phases d’analyse et d’élaboration du projet de paysage, mais aussi de développement personnel et de plus en plus autonome de l’élève.

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Cinq piliers fondamentaux soutiennent la formation durant 5 ans

La formation s’organise autour des connaissances théoriques et pratiques relevant de la question, très polymorphe, des paysages et des aptitudes au diagnostic, à la programmation et à la conception propre à la profession de paysagiste.

Le projet de paysage est le commencement et l’aboutissement de la formation. Territoire habité, représenté, cultivé et aménagé, le paysage est en mouvement, en devenir, en projet. Le paysage est projet.

Les projets de paysage développent l’intuition et suscitent la créativité de l’élève. Il s’agit d’acquérir de la méthode dans l’analyse et le diagnostic, jusqu’à la définition d’enjeux et d’objectifs qui mènent aux projets individuels ou collectifs.

Les projets partent souvent d’un site et d’un questionnement réel. L’élève esquisse et développe une solution qu’il va concevoir et mettre en œuvre.

Présentation des projets
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Les enseignements scientifiques et techniques concernent les disciplines nécessaires à la connaissance du vivant, à la lecture, compréhension et analyse des territoires et des paysages comme la biologie, l’écologie, la botanique, la pédologie, la géologie, etc.

Les enseignements des sciences de l’ingénierie en projet de paysage regroupent les enseignements nécessaires à la mise en œuvre du projet de paysage en tenant compte que leur maîtrise doit avant tout nourrir et servir la conception du projet et ne surtout pas se limiter à l’application de recettes normatives. Ces enseignements comprennent des aspects variés qui touchent les Voiries et Réseaux Divers, l’hydrologie, la mise en œuvre de végétaux ou l’ambiance acoustique et lumineuse d’un projet de paysage.

Les enseignements en sciences humaines et sociales recouvrent de nombreux domaines dont la culture et l’histoire des paysages, l’histoire de la ville et de la représentation urbaine, la géographie urbaine et rurale, le droit de l’urbanisme et du paysage, l’aménagement du territoire et les politiques territoriales, ainsi que l’anglais.

Il s’agit de former des paysagistes avertis quant à l’environnement social et professionnel où ils vont exercer et d’aider au développement de personnalités aptes à prendre parti et à entreprendre.

Les enseignements d’arts plastiques et de représentation sont développés tout au long des cinq années de formation. La composition plastique, le cadrage, la mise en scène et la mise en page sont une préoccupation permanente.

Il s’agit de considérer que toute production d’images ou de représentations fait appel à un processus d’analyse et constitue, en quelque sorte, un projet en tant que tel.

Les stages représentent une durée globale cumulée de 11 mois sur les 5 ans de formation.

Durant les deux premières années, les stages « ouvrier », d’une durée de 8 semaines, se déroulent dans des jardins botaniques ou des pépinières. Ils ont pour but de familiariser l’élève avec le monde des végétaux, leur production et entretien.

Les stages des deux années suivantes, de durées équivalentes, doivent s’effectuer du côté de la maîtrise d’œuvre et de la maîtrise d’ouvrage.

Le diplôme d’état de paysagiste (DEP)

À l’issue de la formation, les élèves reçoivent le diplôme d’État de paysagiste de l’INSA Centre Val de Loire conférant le grade de Master.

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La pratique professionnelle

Les pratiques professionnelles des paysagistes se diversifient mais on peut distinguer deux grands domaines :

  • La maîtrise d’œuvre où les paysagistes ont principalement des fonctions de conception au sein d’agences de paysage ou d’équipes pluridisciplinaires composées d’architectes, d’urbanistes, de paysagistes...
  • La maîtrise d’ouvrage, ils peuvent alors intégrer la fonction publique d’État ou territoriale, recrutés principalement par des collectivités sur des postes de conception, de planification ou d’aménagement, avec des fonctions d’encadrement.

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